Université François Rabelais Tours

Études sur la contrainte d’inondation dans les espaces urbains

 Sujet

Le PRojet d’Études sur la Contrainte d’Inondation dans les Espaces Urbains (PRÉCIEU) étudie la prise en compte du risque d’inondation dans le projet urbain de quartier. PRÉCIEU souhaite étudier les politiques des agglomérations intermédiaires – à partir des cas d’étude d’Angers, du Havre et de Narbonne – qui choisissent de développer des projets d’aménagement à l’échelle de quartier urbain dans des zones inondables, ou débattues comme telles. Le positionnement de PRÉCIEU est de décentrer le regard sur les modalités d’intégration du risque d’inondation du côté de l’urbanisme : l’étude portera sur les professions, les outils et les intérêts de l’aménagement plutôt que sur ceux de la prévention et la gestion des risques naturels.

 Recherche

Où s’opèrent la saisie ou la dilution de la contrainte ? Quels métiers portent l’intégration de l’inondation, avec quelles compétences, quels outils techniques ou juridiques ? Y a-t-il un système d’intérêts au portage de l’intégration de l’inondation dans certaines professions de l’urbanisme ?

 Méthode générale

Pour cela, il s’agit de retracer la genèse des projets d’aménagement pour analyser les éléments de prise en compte de l’inondation. Notre première méthode est donc de comprendre le montage, la programmation et les enjeux urbains des quartiers qui se localisent en zone inondable, notamment par un focus sur les aspects fonciers des terrains exploités. Ensuite, l’étude des systèmes d’intérêts sera menée par une série d’entretiens avec les protagonistes des projets d’aménagement (maître d’ouvrage, assistance à maîtrise d’ouvrage, cabinets d’experts, architecte-conseil, paysagiste, promoteurs, constructeurs, etc.).

 Résultats attendus

L’objectif de PRÉCIEU est :

– D’analyser la résilience urbaine « à l’épreuve des faits », c’est-à-dire comment s’élabore une urbanisation au plus près du risque d’inondation, pensée à l’échelle du projet urbain de quartier ;

– De repérer les étapes du projet urbain où l’inondation disparaît et expliquer les raisons du renoncement : pourquoi ça n’a pas marché, pourquoi la règle s’est transformée en contrainte indépassable ? Comment a-t-elle été négociée, dans quels cadres et avec quels moyens ?

– D’analyser ce que change la contrainte d’inondation aux enjeux urbains, paysagers et architecturaux.

 Équipe

1. Mathilde Gralepois (coordinatrice administrative & scientifique)

Maitre de conférences en aménagement à l’Université de Tours, Département d’Aménagement, elle fait ses recherches sur les politiques publiques de prévention des risques.

2. Sylvain Rode (coordinateur scientifique)

Maitre de conférences en aménagement et urbanisme à l’Université de Perpignan et travaille sur la prise en compte du risque d’inondation dans l’aménagement.

3. Mathieu Bonnefond

Maitre de conférences à l’école nationale de topomètre géographe du Manset chercheur au laboratoire CITERES de Tours : il réalise ses recherches sur les modes de régulation des usages du foncier.

4. Laura Verdelli

Architecte de formation et maître de conférences au Département d’Aménagement de l’Université de Tours : elle fait ses recherches sur les usages des espaces fluviaux patrimoniaux.

5. Eric Daniel-Lacombe

Architecte et maître assistant à l’ENSA Paris la Villette. Il dirige depuis 1990 l’agence edl qu’il a créé.

6. L’association ORMES (Office des Risques Majeurs de l’Estuaire de la Seine) : Pascal Mallet

Association de loi située au Havre, elle soutient l’action des services publics sur la communication auprès des habitants sur les risques majeurs et l’information aux démarches existantes.

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