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Contribution à la Modélisation de la Résilience technique et organisationnelle du territoire face au risque Natech : du macroscopique au microscopique – Apport des sciences du danger

Les accidents technologiques ayant pour cause un aléa naturel restent somme toute assez rares. En effet, ils représentent entre 2 et 7% du total des accidents (Sengul et al., 2012; Rasmussen, 1995). Bien que rares, les conséquences de tels accidents peuvent être assez catastrophiques. Il suffit pour cela de se remémorer les images de la centrale nucléaire de Fukushima suite au tremblement de Terre Tohoku et du tsunami du 11 mars 2011. Ces interactions entre aléa naturel et sites industriels aboutissant à un accident technologique et notamment des rejets de substances dangereuses, sont souvent caractérisés sous le terme d’accidents « Natech » (Showalter et Myers, 1994 ; Cruz, 2003 ; Laura J. Steinberg et al., 2008 ; E. Kon et al., 2010).

Le projet proposé a pour objectif principal de produire des connaissances pertinentes et des réponses efficaces en matière de méthodes et d’outils destinés à améliorer la résilience des territoires face aux accidents Natech imputables à des inondations/tsunami. Ce projet s’attachera à étudier ces aspects en considérant deux échelles spatiales d’analyse : l’échelle du site industriel dite microscopique et l’échelle du territoire (voire de la société) dite macroscopique. Ces deux échelles d’analyse permettront :

– D’apporter des connaissances afin de mieux comprendre la vulnérabilité technique et organisationnelle des entreprises exposées aux aléas naturels ;

– D’identifier et définir des mesures de préventions et de protections adéquates pour ces mêmes sites face aux Natech inondation ;

– De s’assurer que les organisations d’urgence (notamment par le biais du POI) soient à même de faire face à la survenue d’un événement Natech ;

– D’identifier et de structurer des critères contribuant à rendre compte des capacités d’un territoire à faire face à un accident Natech.

Pour atteindre cet objectif, nous nous proposons de faire notre la modélisation « Science du Danger » appliquée aux processus de danger Natech. Ce modèle systémique de référence et les outils qui lui sont associés (MADS-MOSAR, arbres d’événements, diagrammes causes-conséquences, outils juridiques…) permettront de se centrer sur les facteurs techniques et organisationnels de la sécurité des systèmes Natech.

Ce travail sera mené d’une part sur les sites japonais de Sendai, Kashima et Chiba pour la partie collecte d’informations pertinentes (Retour d’expérience suite à la catastrophe du 11 mars 2011) et sur le site de la presqu’île d’Ambès qui concentre plusieurs établissements Seveso pouvant être soumis à des submersions pour la partie recueil d’information, conception du modèle de résilience territoriale au risque Natech, test des méthodes développées et validation des bonnes pratiques.

Partenaires : Ecole Nationale Supérieure des Mines de Saint-Etienne, Université de Bordeaux 1 – IUT/ département HSE, Université de Kyoto – Disaster Prevention Research Institute, Université de Kobe – Research Center for Urban Safety and Security, Secrétariat Permanent pour la Prévention des Pollutions et des risques Industriels de la Presqu’île d’Ambès.

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